L'armée congolaise n'a pu contrer l'avancée des troupes rebeles
Les premiers mouvements semblent concerner le matériel.
Des habitants disent avoir "vu plusieurs dizaines de camions" réquisitionnés par les rebelles, "quitter Goma avec des vivres et des munitions".
Le retrait des rebelles était un préalable posé par Kinshasa avant toute négociation de paix.
Selon un accord conclu à Kampala, la rébellion doit se retirer à au moins 20 kilomètres au nord de Goma.
L’on sait aussi que les chefs d'état-major des armées des pays de la région sont attendus demain vendredi à Goma pour s'assurer de l’effectivité de ce retrait.
Les autorités de Kinshasa accusent les rebelles de piller des bâtiments officiels à Goma, dont une morgue et une succursale de la Banque centrale, et de voler des minerais stockés dans la ville pour les emmener au Rwanda voisin.
Les soldats du M23 sont d'ex-rebelles, en majorité tutsi congolais, intégrés dans l'armée de la RDC en 2009 après la signature d'accords de paix.
Ces rebelles se sont mutinés en avril dernier, ils reprochent à Kinshasa de n’avoir pas respecté les accords signés.
Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a de nouveau dénoncé, dans une résolution adoptée à l'unanimité, "l'appui extérieur" apporté aux rebelles congolais.
Mais la résolution ne mentionne pas le nom du Rwanda accusé de soutenir les rebelles.