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Major à la clinique Médico chirurgicale Jésus Sauve de l'ONG amur à Brazzaville

CONGO-BRAZZAVILLE: DIX MOIS APRES LA POUDRIERE DE MPILA, LA JUSTICE EST A HUE ET A DIA... QUI DIT MIEUX.

Publié le 18 Décembre 2012 par Davy Eder MAKOUANGOU

 

La justice congolaise en accusation
 
L'explosion d'un dépôt de munitions en mars avait fait près de 300 morts et plus de 2300 blessés

L'explosion d'un dépôt de munitions en mars avait fait près de 300 morts et plus de 2300 blessés.

Le colonel Marcel Tsourou, considéré comme le principal accusé des explosions d'un dépôt de munitions qui ont fait près de 300 morts début mars à Brazzaville, a demandé sa libération dans une lettre au procureur général près la cour d'appel. C'est la chambre d'accusation qui lui a transmis par un arrêt son dossier et celui de 22 autres militaires accusés.

"Je constate au regard de cet arrêt que la chambre d'accusation ne m'a renvoyé ni devant la chambre criminelle, ni devant la cour correctionnelle et encore moins devant un tribunal de police comme le suggèrent ses attributions en matière de renvoi", écrit Marcel Tsourou, l'ex-secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité.

En conclusion il demande d'être libéré "sans délais".

Une copie de la lettre a été envoyée au directeur de la maison d'arrêt.

Le 4 mars, l'explosion du dépôt d'armes et de munitions du camp de blindés à Mpila, dans l'est de Brazzaville, avait tué 282 personnes, blessé plus de 2.300 et plus de 17.000 s'étaient retrouvées sans abri.

L'enquête a conduit à l'arrestation de 26 personnes, dont trois civils qui, eux, ont par la suite été libérés.

Selon les avocats des 23 militaires, leur détention ne se justifie plus.

Roch Nzobo, de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme

Les 23 officiers arrêtés dans le cadre de l'enquête après l'explosion d'un dépôt de munitions, qui avait fait près de 300 morts en mars, ne sont toujours pas jugés.

"La chambre d'accusation s'est déclarée incompétente, donc le mandat de dépôt est devenu caduque et les 23 militaires détenus dans cette affaire doivent être libérés sans condition", avait affirmé mercredi à l'AFP Me Amédée Nganga, l'un de leurs avocats.

Ils ont l'intention de saisir la Haute cour de justice.

Cependant, Roch Euloge Nzobo, de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH), interrogé par BBC Afrique, fait remarquer que la Haute cour de justice n'a compétence que pour juger "les ministres en fonction et le président de la république".

Il s'élève contre le manque de transparence et parle de mascarade de justice motivée par des considérations politiciennes.

Les épouses des accusés, officiers et sous-officiers, dans une déclaration ont réclamé mercredi leur libération conformément à la Constitution qui stipule que la liberté de la personne humaine est sacrée".

Enfin les promesses d'indemnisations des familles ne se sont pas concrétisées.

 

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